Un match ne dure parfois que quelques heures. Pourtant, il peut fournir suffisamment de matière pour alimenter les réseaux sociaux pendant plusieurs jours.
Trop souvent, les clubs sportifs se contentent de publier une affiche avant la rencontre, puis le résultat après le coup de sifflet final. Cette communication est utile, mais elle ne permet pas de valoriser tout ce qui se passe autour du match.
Une rencontre peut devenir un véritable réservoir de contenus : préparation, joueurs, supporters, coulisses, photos, vidéos, résultats, réactions et moments forts.
Le premier contenu peut être publié plusieurs jours avant la rencontre. L’affiche du match permet évidemment d’annoncer la date, l’heure et le lieu.
Mais le club peut aller plus loin. Pourquoi ce match est-il important ? Quel est le contexte ? Est-ce un derby, une rencontre à domicile, une journée spéciale, ou une confrontation entre deux équipes proches au classement ?
Ces informations permettent de raconter le match avant même qu’il commence.
Quelques jours avant le match, une publication peut présenter l’affiche. L’objectif n’est pas seulement de rappeler l’horaire, il s’agit de donner envie de suivre la rencontre.
Une photographie d’un précédent match, une courte vidéo d’entraînement ou une information sur l’adversaire peuvent compléter la publication. Le club commence ainsi à créer une attente autour de l’événement.
La veille, les coulisses peuvent prendre le relais. Préparation du matériel, entraînement, installation du terrain, préparation des maillots ou derniers préparatifs des bénévoles peuvent tous devenir du contenu.
Ces images sont intéressantes parce qu’elles montrent ce que le public ne voit pas forcément le jour du match. Elles donnent également une dimension plus humaine à la communication.
Le jour du match, les stories permettent de communiquer rapidement. Arrivée des joueurs, vestiaire, échauffement, tribunes, coup d’envoi, ambiance, score à la pause ou moment fort peuvent être partagés progressivement.
Le contenu n’a pas besoin d’être parfaitement produit. Une vidéo courte filmée au smartphone peut parfois être suffisante. L’objectif est de faire vivre le match aux personnes qui ne sont pas présentes.
Un reportage photo peut également être exploité bien au-delà d’une simple publication. Une sélection de photographies peut être publiée après la rencontre, mais certaines images peuvent aussi être utilisées plusieurs jours plus tard pour illustrer une actualité, un portrait ou une publication partenaire.
Une bonne photographie sportive peut donc avoir plusieurs usages. C’est notamment pour cette raison qu’un reportage photo ne doit pas être considéré uniquement comme un album souvenir.
Le résultat est évidemment important, mais un simple « victoire 3-1 » ne raconte pas toute la rencontre.
Une publication peut intégrer le score, quelques informations sur le match, une photographie forte et éventuellement une réaction d’un joueur ou de l’entraîneur. Le contenu devient alors plus intéressant pour les personnes qui n’ont pas suivi la rencontre.
Le lendemain, le club peut publier une sélection des meilleures photos. Il peut également mettre en avant une action, une performance collective ou un moment particulier.
Ce contenu permet de prolonger la durée de vie du match. Une rencontre qui s’est terminée samedi soir peut ainsi continuer à vivre sur les réseaux sociaux dimanche et lundi.
Imaginons qu’un club joue samedi à 18 heures. La semaine peut être organisée de la façon suivante : le mercredi, annonce du match ; le vendredi, présentation de la rencontre ou vidéo d’entraînement ; le samedi après-midi, préparation et coulisses ; le samedi soir, stories pendant le match puis publication du résultat ; le dimanche, sélection de photographies ; et le lundi, réaction ou retour sur un moment fort.
Le club n’a pas créé sept événements différents. Il a simplement exploité les différentes étapes d’un même match.
Tous les contenus n’ont pas besoin d’être publiés partout. Une vidéo verticale peut être adaptée à Instagram et TikTok. Une photographie peut être publiée sur Instagram et Facebook. Une information plus professionnelle concernant un événement ou un partenaire peut être intéressante sur LinkedIn.
Le contenu reste le même, mais son traitement peut être différent. Cette adaptation évite également de publier exactement la même chose sur tous les réseaux.
Pour réussir cette organisation, le responsable des réseaux sociaux ne doit pas nécessairement être présent partout. Un entraîneur peut envoyer une photo de l’échauffement, un dirigeant peut transmettre le score, un photographe peut fournir les images, et un bénévole peut filmer une courte séquence.
La personne chargée de la communication centralise ensuite ces éléments. Cette organisation permet de produire davantage de contenus sans demander à une seule personne de tout faire.
La meilleure manière de multiplier les contenus consiste à ne plus considérer le match comme une publication, mais comme une histoire. Il y a une préparation, une attente, un début, des moments forts, un résultat et un après-match, et chaque étape peut devenir un contenu différent.
Cette logique permet de rendre la communication du club plus régulière tout en valorisant davantage les sportifs, les bénévoles, les supporters et les partenaires.
Un match représente plusieurs heures d’activité sportive, mais aussi une quantité importante de contenus potentiels. En préparant quelques formats à l’avance et en répartissant la collecte des informations, un club peut transformer chaque rencontre en plusieurs publications cohérentes.
L’objectif n’est pas de publier davantage pour remplir le fil d’actualité. Il est de mieux exploiter ce que le club vit déjà.
Amy Pulse accompagne les clubs dans la création de contenus sportifs et événementiels afin de valoriser leurs équipes, leurs événements et leur identité sur les réseaux sociaux.