Un match de football, de rugby, de handball ou de tennis ne dure qu’un temps limité. Pourtant, il peut produire une quantité importante de contenus pour un club sportif.
Le problème est souvent le même : le responsable communication est présent au bord du terrain, mais il doit penser à la fois au résultat, aux photos, aux stories, aux vidéos, aux partenaires et à la communication d’après-match.
La solution n’est pas forcément de créer davantage de contenu.Il faut surtout apprendre à exploiter correctement ce qui se passe déjà pendant la rencontre.
Prenons une rencontre de football comme exemple.
Avant même le coup d’envoi, le club peut publier la composition de l’équipe, une photo de l’arrivée des joueurs, une image du vestiaire ou une story annonçant le début de la rencontre.Pendant le match, les occasions, les buts, les changements, les encouragements du public ou certaines actions peuvent devenir du contenu.Après la rencontre, le résultat, les réactions et les photos permettent de prolonger la communication.
Un seul événement sportif peut donc alimenter plusieurs formats.
La préparation commence avant d’arriver au stade.
Il est utile de définir les contenus indispensables à produire pendant la rencontre.
Par exemple :
Cette liste évite de se rendre compte à la fin du match qu’il manque certaines images importantes.
La photographie sportive ne consiste pas seulement à photographier l’action, une bonne couverture doit permettre de raconter la rencontre.Une célébration après un but peut parfois être plus intéressante qu’une photo de l’action elle-même.Une poignée de main, un discours du capitaine, les joueurs qui se regroupent avant le match, le banc, le public ou les émotions après le coup de sifflet final sont également des éléments importants.
Le photographe doit donc chercher à obtenir différents types d’images.Les photos d’action montrent le sport.Les photos d’ambiance montrent l’événement.Les portraits et les réactions montrent les personnes.En combinant les trois, la couverture devient beaucoup plus complète.
Les stories sont particulièrement adaptées au contenu en direct, elles permettent de montrer rapidement ce qui se passe sans nécessiter une production très importante.Une séquence simple peut suffire : arrivée des joueurs, échauffement, début du match, moment fort, réaction du public puis résultat.
Il faut cependant éviter de transformer les stories en succession de vidéos sans contexte.Chaque contenu doit apporter quelque chose.Une vidéo de cinq secondes montrant une célébration peut être très efficace si elle intervient juste après un but.
Le match représente également un moment important pour la visibilité des partenaires : Panneaux publicitaires, maillots, équipements, affichages autour du terrain ou opérations réalisées pendant la rencontre peuvent être photographiés.
L’objectif n’est pas de transformer chaque publication en publicité.Il s’agit plutôt de montrer naturellement que les partenaires participent à la vie du club.
Ces images peuvent ensuite être réutilisées dans les communications commerciales ou les bilans adressés aux partenaires.
Il n’est pas nécessaire de filmer l’intégralité du match pour créer du contenu vidéo, quelques séquences courtes peuvent suffire.Une entrée sur le terrain, une célébration, une séquence d’échauffement ou l’ambiance dans les tribunes peuvent être utilisées pour créer un Reel ou une vidéo récapitulative.Cette approche permet également au photographe ou au responsable communication de rester concentré sur le match.
Les coulisses constituent souvent une excellente source de contenu.Le vestiaire, la préparation du matériel, l’échauffement, l’arrivée du staff, les bénévoles à la buvette ou les personnes qui installent le terrain montrent une autre facette du club.Ces images sont particulièrement intéressantes parce qu’elles permettent de raconter ce que le spectateur ne voit pas forcément depuis les tribunes
Le travail ne s’arrête pas au coup de sifflet final.Les photographies réalisées pendant le match peuvent être utilisées dans plusieurs publications.Une première sélection peut accompagner le résultat.Une autre série peut être publiée quelques jours plus tard.
Certaines photos peuvent servir pour le site internet, les partenaires, une newsletter ou une publication rétrospective. Cette logique permet d’augmenter considérablement la durée de vie d’un reportage sportif.
Pour un club qui joue régulièrement, il peut être intéressant de créer une méthode reproductible.
Avant le match : préparer les informations et les formats.
Pendant : produire les images et quelques contenus en direct.
Après : publier le résultat et sélectionner les meilleures images.
Dans les jours suivants : réutiliser certaines photos ou séquences dans d’autres contenus.
Cette organisation permet de transformer chaque rencontre en véritable matière éditoriale.
Un match n’est pas simplement un événement de deux heures, c’est une source de contenu qui peut alimenter les réseaux sociaux, le site internet, la communication partenaires et les supports du club pendant plusieurs jours, la clé est d’anticiper les contenus, de varier les formats et surtout de raconter l’événement plutôt que de simplement le documenter.