Trouver une nouvelle idée de publication chaque semaine peut rapidement devenir un casse-tête pour un club sportif. Entre les matchs, les entraînements, les résultats et les événements, la communication peut facilement devenir répétitive.
Pour éviter cette situation, une solution consiste à créer des séries de contenus récurrents. Le principe est simple : au lieu de chercher constamment une nouvelle idée, le club crée plusieurs rendez-vous qui reviennent régulièrement pendant la saison.
Cette méthode permet de gagner du temps, de créer des habitudes auprès de la communauté et de donner davantage de cohérence à la communication.
Une série de contenus est un format qui revient régulièrement avec un principe similaire. Cela peut être un « joueur du mois », un « bénévole de la semaine », un « retour sur le week-end », une présentation d’équipe, une rubrique partenaire ou encore une publication consacrée aux coulisses du club.
Le sujet change, mais la structure reste relativement identique. Cette répétition est justement ce qui rend le format intéressant : le club n’a plus besoin de repartir de zéro à chaque publication.
Avant de créer une série, il faut regarder ce que le club possède déjà. Un club dispose généralement de plusieurs sources de contenu : ses équipes, ses entraîneurs, ses licenciés, ses bénévoles, ses partenaires, ses événements et son histoire.
L’objectif est de transformer ces ressources en rendez-vous éditoriaux. Un club de football peut par exemple présenter chaque mois un joueur ou une joueuse. Un club de rugby peut mettre en avant un bénévole. Un club de tennis peut présenter un jeune licencié. Un club de handball peut revenir chaque semaine sur les résultats des équipes.
Il n’est pas nécessaire de chercher des concepts compliqués. Le meilleur format est souvent celui que le club est capable de produire facilement.
Une série intéressante doit pouvoir être répétée. Prenons l’exemple du portrait : si le club dispose de 20 équipes et de plusieurs dizaines de bénévoles, il peut facilement produire plusieurs portraits au cours de la saison.
Mais il faut également penser à la durée. Une série qui fonctionne pendant deux publications puis devient impossible à alimenter n’apporte pas grand-chose. Avant de lancer un format, posez-vous une question simple : est-ce que nous pouvons encore publier cette série dans trois mois ? Si la réponse est oui, le concept possède probablement une bonne base.
Le « joueur ou joueuse du mois » permet de mettre en avant les licenciés. Le « bénévole du mois » permet de montrer les personnes qui participent au fonctionnement du club. Le « week-end en chiffres » peut présenter les résultats, le nombre de matchs joués, les victoires ou les événements importants.
La rubrique « dans les coulisses » peut montrer les installations, la préparation d’un match, le travail des éducateurs ou la vie du club. Une rubrique partenaire peut également permettre de présenter régulièrement les entreprises qui soutiennent l’association.
L’idée n’est pas de reprendre exactement ces formats, mais de construire des rendez-vous correspondant à l’identité du club.
Un nom peut rendre une série plus facilement identifiable. « Le chiffre du week-end », « Dans les coulisses », « La parole au club » ou « Le portrait du mois » permettent immédiatement de comprendre le principe.
Cette identification facilite également la création graphique. Le club peut conserver une structure visuelle similaire d’une publication à l’autre, et au fil des semaines, la communauté reconnaît alors le format.
L’un des principaux intérêts des séries est de pouvoir anticiper. Au lieu de créer une publication le jour où elle doit être publiée, le club peut préparer plusieurs sujets en avance.
Par exemple, les quatre portraits du mois peuvent être réalisés en début de mois. Les photos peuvent ensuite être sélectionnées et les textes préparés avant leur publication.
Cette organisation permet de réduire la pression sur les bénévoles. Elle permet également de conserver une communication régulière pendant les périodes où l’activité du club est particulièrement importante.
Pour les portraits, il est inutile de réinventer l’interview à chaque fois. Le club peut préparer cinq ou six questions identiques : quel est ton rôle dans le club, depuis combien de temps es-tu licencié, quel est ton meilleur souvenir, qu’est-ce que tu apprécies le plus dans le club, et quel est ton objectif pour cette saison.
Ces questions permettent de créer une série cohérente tout en laissant chaque personne raconter son expérience.
Créer des formats récurrents ne signifie pas rendre la communication artificielle. Au contraire, les séries peuvent être l’occasion de montrer davantage la personnalité du club.
Les photos prises sur le terrain, les petites anecdotes et les témoignages des licenciés donnent souvent plus de personnalité aux contenus qu’une communication trop institutionnelle. La série doit donc servir l’identité du club et non simplement remplir un calendrier de publications.
Une fois plusieurs séries identifiées, le club peut les répartir dans son calendrier. Par exemple, une semaine peut être consacrée à un contenu autour de la vie du club, une autre à un partenaire et une autre à un portrait. Les matchs et événements viennent ensuite compléter cette base.
Cette méthode permet de conserver un équilibre entre les différents types de contenus. La communication ne devient plus uniquement sportive : elle devient également humaine, associative et locale.
Après plusieurs semaines, il est intéressant d’observer les performances des différentes séries. Certaines publications peuvent générer davantage de commentaires, d’autres peuvent être davantage partagées, et certaines peuvent obtenir une meilleure portée.
Il ne faut pas nécessairement supprimer immédiatement les formats qui fonctionnent moins bien. Il faut d’abord comprendre pourquoi : le sujet était-il intéressant, la photo était-elle adaptée, le texte était-il trop long, ou la publication a-t-elle été diffusée au bon moment ?
Ces observations permettent progressivement d’améliorer la ligne éditoriale du club.
Une bonne série de contenus doit répondre à un objectif. Elle peut permettre de valoriser les licenciés, présenter les partenaires, raconter l’histoire du club ou montrer les coulisses. Elle devient alors un véritable rendez-vous.
Pour un club sportif amateur, c’est une manière simple de professionnaliser sa communication sans forcément produire davantage de contenus.
La régularité ne vient pas toujours du fait d’avoir plus d’idées. Elle vient souvent du fait d’avoir de bons formats que l’on peut répéter.
Amy Pulse accompagne les clubs sportifs dans la création de contenus et la structuration de leur communication, avec des formats adaptés à leurs objectifs et à leurs ressources.